ICA - PATITIFA 'MATARI'I' 2008

Dans le cadre des manifestations "Tau Matari'i ni'a", l'institut de la communication audiovisuelle en partenariat avec la Maison de la culture et RFO vous proposent une soirée spéciale « Patitifa » présentée par Gilles Marsauche, le mercredi 12 Novembre 2008 à 20h00 sur RFO POLYNESIE.
Durant cette émission exceptionnelle, les documents suivants seront diffusés :



Te Pararaa Matahiti (La fête des premiers fruits) durée : 50’26

ICA - PATITIFA 'MATARI'I' 2008
Chaque année dans tout l’archipel de la Société et dans le monde polynésien en général, était célébrée une fête nationale au moment de la récolte des premiers fruits de la terre. Cette fête s’appelait « Te pararaa matahiti » (maturité de l’année). Cette manifestation importante se situait dans la période lunaire de décembre à janvier appelée « Orehu » (nivellement) ou « Varehu » (printemps avancé). La saison se place entre la fin décembre et le début du mois de janvier. A cette occasion les chefs et les populations des districts apportaient des « maa hotu » (offrandes de nourriture) qu’ils déposaient sur le terrain de réunion en un grand tas appelé « poropa » et en faisaient des parts. Avec des discours appropriés prononcés par des orateurs officiels, ils les présentaient aux Dieux et aux gardiens du marae royal, à la famille royale et au clergé et se partageaient le reste entre eux.
Pendant les réjouissances, les gens de toutes classes s’enduisaient d’huile parfumée et s’ornaient de couronnes et de guirlandes de fleurs. Ils demandaient à « Roma Tane », Dieu du Paradis de venir partager leur joie avec les esprits et leurs amis défunts.
Cette fête de la récolte continua à être célébrée, sous une forme moderne, longtemps après l’arrivée du christianisme, et depuis il a toujours été coutume d’organiser une fête appelée « Fa’a’amua » (nourrir) pour les invités venant d’une autre région des présents appelés « O » (qui souhaite la bienvenue) sont échangés entre les hôtes et leurs invités.
Ce film est une captation du spectacle mis en scène par Raphaël Tehiva le 1er juillet 1990 sur le marae Arahurahu de Paea. Avec la participation de Tamatoa Temaurioraa, Julio Mooria, Edna Tepava, Tihoti Taihau, Maurice Lenoir, Tutea Panai, Charles Teriirere, Jean Tetuanui, et Jacquot Tiatia.
Production : ICA & OTAC
Réalisation : Gilles Delemazure

Le ma durée : 11’04

Réalisé en 1990 par Axel T. Lichtlé, ce court vidéogramme nous conte la préparation du ma, une coutume encore bien vivante sur l'île de Fatu Hiva, même si les Hommes ont oublié son origine. Les anciens vous disent qu'ils l'ont appris de leurs parents qui eux mêmes le savaient des leurs. Pour disposer de nourriture tout le long de l'année, les habitants des vallées marquisiennes fabriquaient une pâte fermentée à partir du fruit de l’arbre à pain (mei) ayant une longue conservation. Au début de l'année, lors de la grande récolte des mei, toute la communauté se rassemble. Les mei sont cueillis à l'aide de filets emmanchés un peu avant leur pleine maturité. On active leur mûrissement en les perçant et en y versant un peu d'eau de mer. Ils passeront la nuit ainsi sous des branchages et des feuilles de bananiers. Le lendemain, les femmes épluchent ces fruits à l'aide de ii, un pèle fruit en coquillage. Les hommes de leur côté, construisent un silo aux armatures de bois et tapissé de feuilles de bananier. C'est dans ce dernier, qu'un homme seul, choisi par la communauté, aura l'insigne honneur d'écraser les mei afin de les réduire en une pâte compacte.
Cette pâte reposera et séchera pendant 2 semaines dans le silo. La perméabilité du silo permettant l'écoulement de l'humidité contenu dans le ma frais. Par un long processus de fermentation le mei devient ma et peut se conserver plusieurs années. Le ma ayant perdu son humidité, un trou est creusé à même le sol. Tapissé de feuilles de ti tressées, il devient parfaitement hermétique. La pâte y est déposée, puis on la recouvre également de feuilles, elles même couvertes de pierres volcaniques. Régulièrement le trou est ouvert, et chaque famille peut venir s'approvisionner en ma. Alors que le ma frais est donné aux jeunes enfants, à la longue, il devient brun, dur et fort en goût. On ne peut le consommer pur. Il est alors pétri, enveloppé dans des feuilles et bouilli. On le mélange alors avec des mei frais rôtis. Cette purée que les anciens consommaient quotidiennement porte le nom de popoi mei.

Umu ti renaissance d’une tradition durée : 22’50

Réalisé en 1988 par Bruno Tetaria, ce film retrace la reconstitution d’un umuti traditionnel à Maupiti. Toute l’île, des plus jeunes aux plus vieux, va construire un grand four permettant de cuire les racines de ti. Les anciens de l’île initient les plus jeunes à cette tradition. Ils leur apprennent à reconnaître les différentes espèces de ti, à les déterrer, à tresser des palmes, choisir et couper le bois, collecter des combustibles naturels, choisir les pierres volcaniques…

Vendredi 24 Octobre 2008
HEIVA NUI
     

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