HEIVA NUI

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LES SPORTS TRADITIONNELS

Un certain nombre de sports traditionnels prédominent dans la culture polynésienne bien avant l’arrivée des premiers Européens. Ces activités sportives sont inscrites logiquement dans les programmes du Tiurai puis du Heiva i Tahiti. Le Heiva attire un public aussi nombreux que varié car il allie des manifestations culturelles, des compétitions sportives et des réjouissances populaires. Des sports traditionnels polynésiens sont à l’honneur lors des manifestations du Heiva :



Le lancer de javelots

Crédits photo N.Perez
Crédits photo N.Perez
Le but à atteindre est une noix de coco, fixée à 9, 50 mètres de hauteur ; les concurrents étant placés à une distance de 20 mètres du poteau. Les spécialistes dans ce domaine viennent la plupart du temps des Tuamotu, chacun faisant preuve d’une dextérité et d’une technique remarquable, pour propulser leur javelot, déjouer les facéties du vent, et surtout percer la noix de coco. Les javelots utilisés mesurent de deux à quatre mètres de long et sont taillés dans un arbre local appelé « Purau ». Il existe des concours individuels et des concours par équipes.

La course de porteurs de fruits

Crédits photo N.Perez
Crédits photo N.Perez
Les concurrents doivent parcourir un circuit de 1 1 00 à 1 800 mètres en portant à l’épaule une lourde charge, variable suivant la catégorie et l’âge, 30 ou 50 kg, disposée sur un morceau de bois ou bambou qui leur permet de faire passer le poids d’une épaule sur l’autre pendant la course. La charge est constituée de régimes de bananes, de noix de cocotiers ou autres fruits pouvant facilement être liés entre eux. Certes, le premier arrivé est le vainqueur de la course, mais, pour le jury, la tenue du coureur, sa charge et son habilité, sont aussi importantes que le résultat final.

Le lever de pierre

Crédits photo N.Perez
Crédits photo N.Perez
Cette discipline est aussi très appréciée du public. Il s’agit de soulever une pierre aux formes arrondies et de la tenir 3 secondes sur l’épaule avant de la laisser retomber sur le sol. C’est une très ancienne tradition des Australes et notamment de l’île de Rurutu. En général, la pierre de forme ovale pèse de 80 à 140 kilos. Là aussi, la technique compte énormément dans la pratique du lever de pierre. Chaque concurrent a droit à deux tentatives pour hisser la pierre sur ses épaules en un minimum de temps. Autrefois, la pierre était enduite de monoï, ce qui compliquait la tâche des guerriers et des chefs qui s’affrontaient pour savoir qui était le plus fort.

Le concours de coprah

Crédits photo N.Perez
Crédits photo N.Perez
Il s’agit à ouvrir, en un minimum de temps, les noix de cocos entières « ha’ari », à en extraire entièrement la pulpe, à les stocker dans le sac prévu à cet effet et à nettoyer l’emplacement. Ce concours est pratiqué par équipes de trois personnes ( hommes ou femmes ) : un des concurrents casse les noix en deux avec une hache, le second sépare la pulpe blanche de la coquille avec un couteau courbe, le troisième alimente le premier en noix de coco, puis rassemble la pulpe pour la mettre en sac, ce concours est aussi pratiqué en concours individuel ( hommes ).

La course de pirogues à voile

Crédits photo N.Perez
Crédits photo N.Perez
Ce concours consiste à naviguer sur un parcours bien défini par le jury en utilisant seulement le vent et l’eau comme mode de propulsion. Cette course est ouverte à tout participant possédant une pirogue de fabrication traditionnelle. C’est l’un des plus beaux sports traditionnels. Cette année la fédération comptera sept pirogues à voile lors des régates du Heiva Tu’aro Maohi. Le maniement de cette embarcation à un seul balancier exige un sens de l’équilibre hors commun de l’équipage, et une grande expérience de la part du barreur et capitaine.

Le grimper au cocotier

LES SPORTS TRADITIONNELS
Il s’agit de gravir un cocotier, le plus rapidement possible, à mains nues.
Pour s’aider, certains utilisent un lien, dans lequel passent les pieds, qui leur permettra ainsi d’avoir un meilleur appui sur le tronc.
Cet exercice demande une certaine dextérité, voire une grande agilité car le tronc d’un cocotier est rès étroit, très élevé et sans aspérités.

Mercredi 28 Janvier 2009
HEIVA NUI